UNESCO Education pour Tous (EPT) Profil du pays

La Zambie a connu une hausse considérable de ses taux de scolarisation au cours des dernières années, de 84 % à 119 % dans l'enseignement primaire, et de 37 % à 79 % dans l'enseignement secondaire inférieur. Le taux d'achèvement des études primaires avoisine désormais les 100 %, classant ainsi le pays très près de l'objectif de l'éducation primaire universelle, et justifiant son classement au 8ème rang sur un total de 28 pays.

États africains au sein de l'indice de développement de l'EPT. Un certain nombre de défis majeurs perdure toutefois, notamment la poursuite de la consolidation de l'éducation secondaire, l'amélioration des conditions d'enseignement dans le sens de la qualité et de meilleures conditions d'apprentissage (le ratio  professeur-élèves de 58:1 montre clairement que les salles de classe sont surchargées, et 25 % des jeunes ne sont toujours pas entièrement alphabétisés), ainsi que la réduction du taux de décrochage, en particulier chez les filles. Il convient également de répondre aux problèmes d'accès aux sous-secteurs préprimaire, tertiaire et aux classes d'alphabétisation des adultes.

Si la politique de gratuité de l'enseignement primaire a contribué à une hausse significative des taux de scolarisation, le secteur du secondaire inférieur est désormais confronté à l'obligation d'augmenter sensiblement ses capacités d'accueil. Pour les élèves poursuivant leur scolarité dans le secondaire, l'accès au deuxième cycle est désormais beaucoup mieux garanti qu'auparavant, bien que les possibilités de poursuite dans l'enseignement supérieur restent limitées. L'aspect le plus frappant dans la pyramide éducative de la Zambie reste le fort taux de décrochage du secondaire inférieur, lequel ne fait que souligner le besoin d'améliorer l'efficacité intrinsèque de la politique éducative, en particulier à la lumière des faibles ressources qui y sont allouées.

Les enfants zambiens font face à un manque draconien de salles de classe, ce qui donne lieu à des classes à deux, voire trois niveaux, avec des ratios élèves-professeur élevés (58 élèves par enseignant en moyenne, bien au-delà de l'objectif IMOA de 40 et de la moyenne subsaharienne de 45). Le résultat le plus préoccupant reste le faible rendement en termes d'apprentissage qui en découle. La Zambie a en effet enregistré les résultats les plus faibles en lecture et en mathématiques de tous les pays ayant pris part à l'étude SACMEQ de 2007. Ce résultat se reflète dans les faibles taux d'alphabétisation – probablement le plus grand chantier à engager au sein du système. Bien que cela reste une conséquence logique à une expansion quantitative rapide, ce problème d'alphabétisation souligne le besoin urgent de former et de remettre à niveau les enseignants, afin d'augmenter l'efficacité du système éducatif. 

22 % des dépenses publiques de fonctionnement sont consacrées à l'éducation, ce qui est un taux honorable. Toutefois, il est communément reconnu que le pays a besoin de renforcer ses engagements, sur le long terme, en termes de financement public, en particulier dans le domaine de l'éducation de base. La répartition du budget est en effet injustement orientée sur le secteur de l'enseignement supérieur.